Pour cette femme qui n’a jamais quitté son pays, c’est un acte de courage immense. Elle atterrit en Corée, trouve l’adresse, sonne. La porte est entrouverte. Elle entre.
La maison est parfaite. Trop parfaite. Pas de vêtements masculins, aucune photo de couple, un réfrigérateur presque vide. Ce n’est pas une maison habitée à deux. C’est un décor.
Au dernier étage, dans une pièce fermée, Theresa découvre des cartons remplis de billets. Des liasses soigneusement empilées. Ses mains se mettent à trembler.
C’est là qu’elle entend la porte s’ouvrir en bas. Des pas. Et une voix.
* »Maman. »*
La vérité enfouie depuis douze ans
Mary Lou est là, plus mince, plus fatiguée, mais bien là. Elles s’étreignent longuement, sans un mot. Puis la vérité tombe, doucement, comme quelque chose qu’on porte depuis trop longtemps.